MONTRÉAL, 21 janvier 2008 — La Coalition pour humaniser Notre-Dame dénonce le manque de transparence qui caractérise les consultations publiques censées permettre aux citoyens de s’exprimer sur l’avenir de la rue Notre-Dame.
Les choses se déroulent comme si tout était décidé et qu’il ne restait aux participants qu’à dire comment ils veulent que l’on tempère les graves inconvénients liés à ce projet : bruit, pollution, laideur, enclavement de leur quartier, augmentation de la criminalité, dévaluation de leurs propriétés. Quelle place ont les citoyens pour exprimer leur refus global de ce projet, qui hypothèque des générations de Québécois et les enchaîne à la logique du pétrole? On peut se poser la question, car ceux et celles qui refusent la déprimante perspective d’une autoroute en tranchée au bord du fleuve n’ont que quelques jours pour déposer leurs mémoires, soit jusqu’au 30 janvier.
La confiance des citoyens a de quoi être ébranlée, car ces consultations sont organisées par une entreprise privée qui est mandatée par les promoteurs du projet ! Pourtant, il existe à Montréal un Office de consultation publique, dont le mandat est précisément de veiller à ce que les citoyens soient renseignés le mieux possible sur les grands projets urbains, particulièrement ceux qui touchent à l’aménagement de leur territoire.
L’idée de construire une autoroute le long de quartiers historiques suscite depuis longtemps une vive opposition au sein de la population et parmi les organismes. En 2002, on a même vu la Ville de Montréal s’opposer au projet, ce qui avait incité le BAPE à recommander de ne pas lui donner suite. Or, c’est cette même autoroute que les autorités proposent aujourd’hui. Pourquoi les citoyens l’accepteraient-ils maintenant ? Pourquoi la Ville de Montréal l’endosse-t-elle ? Et pourquoi les pouvoirs publics font-elles appel aux services d’une entreprise privée pour imposer le grand chantier que serait l’autoroute Notre-Dame ?
Pour répondre à toutes ces questions, les membres de la Coalition réclament plus de transparence dans le processus de consultations. Rappelons qu’ils prônent un véritable boulevard urbain, c’est-à-dire une artère à échelle humaine, qui communique abondamment avec les quartiers riverains et qui sert même à revitaliser les artères commerciales en mettant l’accent sur le transport public.
— 30 —
La Coalition pour humaniser la rue Notre-Dame a vu le jour en décembre 2007. Elle regroupe des citoyens et des organisations qui croient à la ville comme lieu de vie et qui veulent mettre de l’avant une perspective à échelle humaine pour l’avenir de la rue Notre-Dame, ainsi que de toute la région de Montréal, en tenant compte aussi bien de la mobilité des gens que de la présence exceptionnelle du fleuve.





0 réponse pour le moment ↓
Il n'y a pas encore de commentaire mais le formulaire ci dessous vous tend les bras....
Laisser un commentaire