Non à l’autoroute Notre-Dame !

Pour un véritable boulevard urbain, à échelle humaine

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UNE CHANSON… pour dire «Non à l’autoroute Notre-Dame»!

19 janvier 2008 · 3 commentaires

Chantons la rue Notre-Dame


Monique Désy-Proulx
décembre 2007


Refrain

Y’a eu un jour, à Montréal,

une belle rue Notre-Dame (bis)

1.

Dans mon île aux mille clochers

Sur le bord du grand fleuve

La rue déroulait ses quartiers

Hochelaga et Maisonneuve.

Des bateaux du monde entier

accostaient là, juste à côté,

pour approvisionner usines,

vitrines et marchés.

Refrain.

2.

On y trouvait de grandes maisons

des balcons, des tourelles,

des escaliers particuliers

et de vastes ruelles.

Y’avait aussi de beaux jardins

des couvents, des magasins

tavernes, casernes et restaurants du coin

le vent du large et les p’tits trains.

Sous les toits, y’avait des chansons

La Bolduc, pis ses rejetons

Des violoneux pour les rigodons

Des tapeux d’pieds de tous les cantons !

Refrain.

3.

Un jour, des gens intéressés

Par des projets autoroutiers

Ont dit qu’c’était d’la pauvreté

et qu’il fallait la bouldozer !

Ces gens pas très très éclairés

voulaient des lieux bien bétonnés.

Ils ont rasé les bâtiments

et chassé des milliers de gens.

Y’eu un jour, à Montréal,

une rue Notre-DRAME (bis)

4.

Oh triste triste fut ce temps

Où l’on a détruit, sans tourment,

notre histoire et les souvenirs

d’un peuple qui savait bâtir.

Ils ont sacrifié les humains

Empoisonné nos lendemains

À cause à cause de l’argent.

Pis y’en veulent encore du ciment !

On a toujours, à Montréal,

une rue Notre-DRAME (bis)

5.

Mais aujourd’hui, dans la cité

parmi les insulaires,

on va finir par se fâcher

pis leur dire : « Ça va faire ! »

La ville, c’est à moi qu’elle appartient

puis c’te pays, c’est le mien.

Qu’il tonne, qu’il neige ou bien qu’il pleuve, moi j’veux retrouver mon fleuve !

A reviendra-t’y à Montréal

la belle grande Notre-Dame ? (bis)

6.

Faudra jamais jamais lâcher

ni refaire les erreurs du passé

J’veux pas laisser à nos enfants

un monde de caves et de brigands !

Ce qu’ils appelaient la pauvreté

Moi j’dis qu’c’est d’la richesse.

Quand un cours d’eau borde un quartier

J’voudrais qu’on le reconnaisse !

A va-t-y revenir à Montréal,

notre belle grande Dame ? (bis)

Catégorie(s) : Chanson

3 réponses pour le moment ↓

  • 1 Jean St-Onge // 12 février 2008 à 16:23

    Bravo pour cette chanson qui a la force de résumer un pan de l’histoire du quartier.
    Chanson bien construite avec les bons coups littéraire et musicaux.
    Merci

  • 2 claude cadieux // 13 avril 2008 à 6:30

    J’aime bien cette chanson, elle est très entraînante

    et avec des punchs bien placés.

    merci

  • 3 Réal Bergeron // 14 avril 2008 à 10:12

    Toutes mes félicitations à Madame Désy Proulx pour cette chanson bien inspirée et inspirante.

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