MONTRÉAL, 10 janvier 2008 — La Coalition pour humaniser Notre-Dame s’inquiète des effets que provoquerait sur la santé publique la construction d’une autoroute le long des quartiers historiques, tel que le proposent le gouvernement du Québec et la Ville de Montréal depuis décembre 2007.
En passant d’une capacité de quatre à huit voies, cette artère rapide et à haut débit générerait une augmentation massive de la circulation automobile, qui se traduirait à moyen terme par une augmentation de la pollution de l’air et du bruit, des traumatismes routiers et des cas d’obésité : autant de facteurs omis par les promoteurs.
Selon la Direction de la santé publique de Montréal, la proximité d’une autoroute compromet la santé des résidents. Plus les gens en sont près, plus ils en souffrent. Ainsi, on constate qu’une augmentation du nombre de voitures provoque la perturbation du sommeil, une augmentation des cas de cancers et de maladies cardiaques et respiratoires (asthme, bronchites), ainsi qu’un surplus d’hospitalisations et une réduction du poids à la naissance.
En outre, les études démontrent que cela entraîne plus d’accidents de la route, donc de morts et de blessés. Par exemple, en 2006 au Québec, on a rapporté 717 décès liés à la voiture et, seulement à Montréal, 12 000 accidentés de la route.
Enfin, l’usage de l’automobile incite à une diminution de l’activité physique et à une augmentation de l’obésité. On associe à une heure par jour en auto une augmentation de 6 % de la probabilité d’obésité, avec les problèmes qui en découlent. Au contraire, les gens qui prennent le transport public marchent en moyenne 24 minutes par jour, ce qui a un effet appréciable sur leur condition physique.
La Coalition demande donc à la Ville de Montréal d’assurer la santé de ses citoyens et de réviser en profondeur les plans d’autoroute, afin d’y intégrer une solution novatrice et efficace en transport collectif, qui soit au cœur du projet et qui transforme la rue Notre-Dame en véritable boulevard urbain.
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La Coalition pour humaniser la rue Notre-Dame a vu le jour en décembre 2007. Elle regroupe des citoyens et des organisations qui croient à la ville comme lieu de vie et qui veulent mettre de l’avant une perspective à échelle humaine pour l’avenir de la rue Notre-Dame, ainsi que de toute la région de Montréal, en tenant compte aussi bien de la mobilité des gens que de la présence exceptionnelle du fleuve.





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