Article paru dans le Flambeau :
Optimaliser l’utilisation des oléoducs sous le fleuve, réaménager les bretelles de l‘autoroute 25 entre la rue Sherbrooke et le Saint-Laurent, favoriser l’utilisation par les camions du lien ouest (pont Mercier) avec la Rive-Sud, voilà les trois éléments qui pourraient alléger la circulation lourde sur la rue Notre-Dame, mis de l’avant par l’architecte Pierre Brisset, lors d’une conférence sur le projet de réaménagement de cette artère achalandée.
Plus de 75 personnes ont assisté à cette conférence organisée par la Coalition pour humaniser la rue Notre-Dame, tenue le 26 juin dans la grande salle du CAP Saint-Barnabé. C’est à titre de directeur du Groupe de recherche urbaine (GRU) que M. Brisset a fait part de son point de vue sur les transformations de la rue Notre-Dame en autoroute urbaine.
À grand renfort de cartes et d’analyses de circulation, le conférencier a taillé en brèches quelques-uns des « avantages » que mettent de l’avant les promoteurs du projet gouvernemental. Selon lui, il est faux d’affirmer que la transformation en autoroute aurait un impact positif sur la circulation de transit, tant sur les artères nord-sud qu’est-ouest, car les automobilistes voudraient éviter les goulots d’étranglements formés par les bretelles d’accès qui, incidemment, ne comportent pas de voies d’accélération. Il a aussi fait remarquer que les voies de sortie proposées seraient dangereuses pour les piétons et les cyclistes. Il serait aussi difficile, voire impossible, pour les résidents du quartier d’avoir accès aux autobus express desservant le centre-ville.
« Comment les tenants de ce projet peuvent-ils affirmer que la venue d’une autoroute rendrait le quartier plus propre ? Comment une autoroute pourrait-elle favoriser le développement économique de l’est de l’île ? », a demandé l’orateur.
Des options
M, Brisset ne se cache pas pour dire qu’il est un ardent partisan de la mise en place d’un boulevard urbain pensé pour et en fonction des besoins des résidents des quartiers limitrophes de la Notre-Dame.
« Environ 60 % des automobilistes qui empruntent la Notre-Dame sont des Montréalais alors que les 40 % restants proviennent de la banlieue. Il serait donc plus logique de penser cette artère en fonction des attentes des Montréalais. »
Selon lui, l’engorgement de cette voie de circulation pourrait être résolu en mettant en place les trois propositions dévoilées en début d’article. Ces mesures visant toutes à diminuer la présence des camions de transit qui utilisent la Notre-Dame comme voie d’accès au grand réseau autoroutier.
Les études de circulation révèlent que chaque jour, de 300 à 500 camions font la navette entre les installations pétrochimiques de Montréal-Est et celles de Varennes. Le conférencier croit que la réactivation et la modernisation du réseau de pipelines traversant sous le fleuve pourrait être une avenue à considérer pour diminuer le volume de camions-citernes.
Du même souffle, M. Brisset a démontré qu’un simple réaménagement des sorties et entrées sur l’autoroute 25 au nord de Sherbrooke procurerait un accès direct au port de Montréal aux fardiers qui, présentement, sont dans l’obligation de passer sur Notre-Dame
Finalement, selon M. Brisset, il faut profiter des travaux de rénovation du pont Mercier pour construire une nouvelle structure entre les deux existantes, laquelle serait dédiée uniquement au camionnage. « Plus de 40 % du camionnage dessert la zone de l’aéroport Pierre-Elliott-Trudeau et les secteurs industriels de “Ville” Saint-Laurent et des arrondissements environnants. Cet ajout permettrait aux camions d’avoir directement accès aux autoroutes de ceinture de la Rive-Sud et d’éviter Décarie et Notre-Dame. »
Yvan Fortin,
Le Flambeau, 9 juillet 2008, p.5





2 réponses pour le moment ↓
1 Marc Champagne // 12 juillet 2008 à 23:47
Moi je suis neutre dans le dossier de la rue notre dame … Si on fait du trafic comme yen a l’heures actuel sa fait beaucoup de pollution et de gaz a effet de serre dans le cartier si les voiture peut rouler sans le trafic et la congestion je pence que sa pourrait faire moins de pollution et le nouveau projet devrais rendre plus axessible le fleuve st-laurent surtout le depolluer ce fleuve qui es tellement merveilleux…
2 Olivier Pigeon // 2 janvier 2009 à 12:39
La rue Notre Dame, se doit d’être complètée. Sur la forme actuel proposée par le Maire Tremblay, ça va être l’enfer. Il faut en faire une vrai autoroute, et non un boulevard archi laid, qui ne va servir qu’a permettre au policiers de la ville de donner des contraventions.
Votre merveilleuse solution d’oléoduc va contribuer en enlever 300 camions, donc 300 emplois. Ça ne changera rien a la polution, puisque, depuis 2007, un camion polue moin qu’une automobile avec les nouveaux systèmes contre la polution.
Finalement, privilégier le pont mercier, pour aller dans l’est de Montréal? Mon cher, vous n’allez qu’accentuez la congestion dans le tunnel L-H lafontaine. Tant qu’a construire un nouvau pont, pourquoi ne pas le faire dans le secteur de Varenne? Ce qui permettrait de règler tous les problèmes que vous avez mentionnés plus haut.
Finalement, l’autoroute métropolitaine va avoir besoin de reconstruction dans les prochaines années. Que vous aimiez ou pas, Notre-Dame va être la voie d’évitement durant les travaux. Donc il est imperatif de la finire.
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